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Arrêter de fumer grâce à l'hypnose

Le tabagisme, une fragilité psychologique : traiter le symptôme en une seule séance sans en “nettoyer” la cause ne suffit souvent pas

Le tabagisme, une fragilité psychologique dont il faut « nettoyer  » la cause

Le tabagisme n’a rien de naturel et est souvent moins une dépendance physique qu’une dépendance psychologique et l’arrêt du tabac nécessite de reprogrammer l’inconscient du patient, domaine où l’hypnose a prouvé toute son efficacité.

Cette fragilité est due à de multiples facteurs : trouble émotionnel, voire traumatisme, anxiété chronique, stress, manque de confiance et d’estime, etc. souvent liés à l’enfance, et plus généralement à un certain mal être.

Elle correspond à une peur : 50 % de la peur et des émotions perturbatrices liées au passé (vécu), et 50 % d’anticipation négative (peur d’échouer après plusieurs tentatives, peur d’être en manque et de souffrir, peur de perdre son « doudou » affectif, sa béquille, peur de grossir, etc.).

En corrigeant ce schéma par l’hypnose, nous pouvons mettre fin à cette habitude par reprogrammation de l’inconscient car, dans beaucoup de cas, le tabagisme trouve son origine dans une déficience au niveau émotionnel.

En médecine chinoise, les poumons représentent la tristesse. La tristesse est donc liée aux poumons. C’est un peu la tristesse que s’inflige souvent le fumeur sur ses poumons, une sorte de tristesse suicidaire, une sorte envie inconsciente de mourir, avec, paradoxalement, le plus souvent, la peur de mourir. Un masochisme en quelque sorte.

Tout comme il y a une respiration humaine, il y a une respiration cosmique, car tout ce qui se passe dans l’homme a son homologue dans le cosmos. Il nous faut donc respirer comme respire l’Univers. Fumer est une tristesse qui met notre souffle en dysharmonie avec le souffle de l’Univers.

Il faut donc avant toute chose soigner la cause de cette tristesse pour respirer en harmonie avec lui. C’est la seule méthode qui permette de mettre toutes ses chances de son côté et de pérenniser le sevrage tabagique.

Le tabagisme est lié avant tout à une fragilité psychologique et nécessite une psychothérapie, brève certes, à base d’hypnose bien sûr, mais aussi avec d’autres techniques comme l’EFT (technique de libération émotionnelle et la PNL (programmation neuro-linguistique), voire les thérapies par mouvements oculaires si le symptôme provient d’un traumatisme passé.

La séance unique n’est pas la panacée

J’ai toujours été surpris que l’on puisse faire arrêter de fumer par hypnose en une seule séance en ne s’attaquant qu’au symptôme. Il n’existe d’ailleurs aucune statistique qui démontre que ce soit de cette manière-là que l’on parvient à arrêter de fumer.

D’autres, de manière parfaitement mensongère, au mépris de la moindre et à la limite du charlatanisme, garantissent l’arrêt à 98 % en une seule séance ! Oui, mais pour quelle durée ? Trois jours, six mois, un an, pour toute la vie ? Qu’en savent-ils ?

Même si l’arrêt du tabac par hypnose en une séance unique est largement pratiqué, nous ne savons donc pas quels en sont les résultats car aucune statistique précise n’existe à ce jour, même si l’AFEHM (Association Française pour l’étude de l’Hypnose Médicale) avance 72 % au bout d’un mois, 63 % à deux mois et 45 % à trois mois.

Il reste que cette approche de la séance unique, souvent « industrialisée », qui ne travaille que rarement sur la cause et ne cherche surtout qu’à faire peur au fumeur, n’est pas suffisamment personnalisée. De ce fait, elle perd en efficacité au fil du temps.

Par exemple, pourquoi faire peur à quelqu’un sur la mort alors qu’il n’en a aucune peur ? … Lui suggérer le risque de la mort est, dans ce cas, inutile et inefficace. Il faut imaginer d’autres suggestions pour plus d’efficacité et de chances de réussite, suggestions qui touchent aux causes profondes de l’addiction et on ne traite pas ces causes, parfois profondes, en une seule séance.

Je ne crois donc pas à la méthode qui consiste à aider une personne à arrêter de fumer en une seule séance d’hypnose en ne travaillant que sur le symptôme et non sur la cause, peut être chez un fumeur modéré, mais probablement pas chez un gros fumeur.

Lorsqu’une personne me demande si je peux la faire arrêter de fumer en une seule séance et insiste, je refuse systématiquement de la prendre en charge. C’est, pour moi, une question d’éthique personnelle.

Dans la majorité des cas, plusieurs séances, au moins trois, voire plus, sont, selon moi et par expérience, nécessaires pour un effet durable selon l’intensité de l’addiction ou de sa ou ses causes .

Pascal Marcilly

Hypnose & Thérapies Brèves

www.hypnosedijon.com

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Pascal Marcilly – Hypnothérapeute Dijon